J'aimerai vous parler des arbres. Je sais que d'aucuns jugeront cela inutile et stupide, car tout le monde les connaît, cependant sans vraiment les connaître... Je ne vais malgré tout pas vous faire un pénible cours de morale ou d'écologie extrémiste, mais juste vous évoquer ces êtres.
Les voilà, ces créatures immobiles, figées : sculptures de Mère Nature, qui étendent leurs longs doigts vers le ciel pour caresser les nuages... Les rides de leurs écorces, douces ou granuleuses, sont les sourires des arbres, formées, déformées au fil du temps... Parcourir ces vagues du vivant du creux de la main est un voyage unique pour qui sait voguer sur l'imaginaire.
Leurs feuilles, fragiles papillons sortant de leurs chrysalides de pierre vivante, toutes de douceur vêtues, s'assemblent en un chant qui s'élève, en toute heure et en tout lieu, forêt antique ou parc urbain. Partout la même mélodie ensorcelante, que ce soit par le mistral ou par l'alizé, comme si rien ni personne ne pouvait l'arrêter... Ces chants sont les navettes du rêve, emportant l'esprit dans des contrées lointaines où chacun a sa place, ne se préoccupant que du bonheur de se laisser bercer...Comme un enfant par sa mère...Oublier un seul instant les soucis de la vie humaine.
Asile des êtres invisibles ou non à vos yeux, il est logis pour les écureuils et les corbeaux, terrier pour les renards ou les lièvres, aubergiste donnant à ses ouailles les fruits de sa chair, fraîcheur pour les fées.
Il donne, et donne encore, au rythme de sa sève palpitante, les morceaux de sa généreuse vie, offrant ainsi une dernière bonté avant de sombrer dans la torpeur hivernale : feu d'artifice, explosion de couleurs rougeoyantes sous les rayons d'un soleil embrumé, l'automne est le délice des poètes.
Cette chose extraordinaire et généreuse, n'est pas une créature sortie tout droit des contes de fées, ni un absurde objet de décor pour le paysage... Oh non, ce n'est vraiment pas cela : cette créature bizarre est tout simplement un être vivant, fils de Gaïa.
Et voilà que les hommes ignorèrent les conseils des Anciens. Ils les prirent, arrachant à la Terre ses enfants, mutilèrent leurs membres, les tranchèrent en leurs chairs, allant jusqu'à les entailler pour leur voler un peu de sang, puis brûler ou vendre ces vies pour une bouchée de pain, une matière anodine et amorphe qu'ils nomment or.
Les voilà, ces créatures immobiles, figées : sculptures de Mère Nature, qui étendent leurs longs doigts vers le ciel pour caresser les nuages... Les rides de leurs écorces, douces ou granuleuses, sont les sourires des arbres, formées, déformées au fil du temps... Parcourir ces vagues du vivant du creux de la main est un voyage unique pour qui sait voguer sur l'imaginaire.
Leurs feuilles, fragiles papillons sortant de leurs chrysalides de pierre vivante, toutes de douceur vêtues, s'assemblent en un chant qui s'élève, en toute heure et en tout lieu, forêt antique ou parc urbain. Partout la même mélodie ensorcelante, que ce soit par le mistral ou par l'alizé, comme si rien ni personne ne pouvait l'arrêter... Ces chants sont les navettes du rêve, emportant l'esprit dans des contrées lointaines où chacun a sa place, ne se préoccupant que du bonheur de se laisser bercer...Comme un enfant par sa mère...Oublier un seul instant les soucis de la vie humaine.
Asile des êtres invisibles ou non à vos yeux, il est logis pour les écureuils et les corbeaux, terrier pour les renards ou les lièvres, aubergiste donnant à ses ouailles les fruits de sa chair, fraîcheur pour les fées.
Il donne, et donne encore, au rythme de sa sève palpitante, les morceaux de sa généreuse vie, offrant ainsi une dernière bonté avant de sombrer dans la torpeur hivernale : feu d'artifice, explosion de couleurs rougeoyantes sous les rayons d'un soleil embrumé, l'automne est le délice des poètes.
Cette chose extraordinaire et généreuse, n'est pas une créature sortie tout droit des contes de fées, ni un absurde objet de décor pour le paysage... Oh non, ce n'est vraiment pas cela : cette créature bizarre est tout simplement un être vivant, fils de Gaïa.
Et voilà que les hommes ignorèrent les conseils des Anciens. Ils les prirent, arrachant à la Terre ses enfants, mutilèrent leurs membres, les tranchèrent en leurs chairs, allant jusqu'à les entailler pour leur voler un peu de sang, puis brûler ou vendre ces vies pour une bouchée de pain, une matière anodine et amorphe qu'ils nomment or.




