Le royaume des Dryades

Le royaume des Dryades
J'aimerai vous parler des arbres. Je sais que d'aucuns jugeront cela inutile et stupide, car tout le monde les connaît, cependant sans vraiment les connaître... Je ne vais malgré tout pas vous faire un pénible cours de morale ou d'écologie extrémiste, mais juste vous évoquer ces êtres.

Les voilà, ces créatures immobiles, figées : sculptures de Mère Nature, qui étendent leurs longs doigts vers le ciel pour caresser les nuages... Les rides de leurs écorces, douces ou granuleuses, sont les sourires des arbres, formées, déformées au fil du temps... Parcourir ces vagues du vivant du creux de la main est un voyage unique pour qui sait voguer sur l'imaginaire.

Leurs feuilles, fragiles papillons sortant de leurs chrysalides de pierre vivante, toutes de douceur vêtues, s'assemblent en un chant qui s'élève, en toute heure et en tout lieu, forêt antique ou parc urbain. Partout la même mélodie ensorcelante, que ce soit par le mistral ou par l'alizé, comme si rien ni personne ne pouvait l'arrêter... Ces chants sont les navettes du rêve, emportant l'esprit dans des contrées lointaines où chacun a sa place, ne se préoccupant que du bonheur de se laisser bercer...Comme un enfant par sa mère...Oublier un seul instant les soucis de la vie humaine.

Asile des êtres invisibles ou non à vos yeux, il est logis pour les écureuils et les corbeaux, terrier pour les renards ou les lièvres, aubergiste donnant à ses ouailles les fruits de sa chair, fraîcheur pour les fées.

Il donne, et donne encore, au rythme de sa sève palpitante, les morceaux de sa généreuse vie, offrant ainsi une dernière bonté avant de sombrer dans la torpeur hivernale : feu d'artifice, explosion de couleurs rougeoyantes sous les rayons d'un soleil embrumé, l'automne est le délice des poètes.

Cette chose extraordinaire et généreuse, n'est pas une créature sortie tout droit des contes de fées, ni un absurde objet de décor pour le paysage... Oh non, ce n'est vraiment pas cela : cette créature bizarre est tout simplement un être vivant, fils de Gaïa.

Et voilà que les hommes ignorèrent les conseils des Anciens. Ils les prirent, arrachant à la Terre ses enfants, mutilèrent leurs membres, les tranchèrent en leurs chairs, allant jusqu'à les entailler pour leur voler un peu de sang, puis brûler ou vendre ces vies pour une bouchée de pain, une matière anodine et amorphe qu'ils nomment or.

# Posté le vendredi 13 mai 2005 17:58

Modifié le mercredi 26 décembre 2007 17:16

La liberté...

La liberté...




"Les pensées

Ô tant de lettres dans le vent,
Tant de mots perdus dans le néant,
Voici ceux qui ont donné vie à vos idées,
Et qui s'envolent comme de la fumée.

Il y a ceux inscrits dans la mémoire,
Qu'on lit plus tant que dure l'espoir,
Les citations, les pensées qui feront changer,
Et qui d'un souffle prennent l'alizée.

Les livres, les rochers sont leur demeure,
Mais lorsque règnera l'empire de la Terreur,
Il flottera sur les bannières ce mot,
Ce seul mot, qui fera vivre les autres.

Ce mot, porté au coeur par les guerriers,
C'est le mot Liberté.

Il fera vivre leurs ardeurs,
Et viendra vaincre leurs peurs :
C'est soufflant sur leurs lèvres desséchées
Qu'il abreuvera les coeurs braves assoiffés."

# Posté le samedi 14 mai 2005 17:05

Modifié le mercredi 14 septembre 2005 10:31

Stonehedge

Stonehedge

# Posté le lundi 16 mai 2005 15:14

Modifié le lundi 12 septembre 2005 15:05

La gourmandise ^_^

La gourmandise ^_^







La gourmandise est un défaut délicieux, mais à vos risques et périls !




Voilà Kiara, la p'tite boule de poils qui s'en est aperçue... Elle a pour passe-temps favori d'espionner et de faire des bêtises de toutes sortes, mais une fois n'est pas coutume : l'attrapeur a été attrapé, et une petite séance de photo improvisée! Lol !




N'allez pas chercher plus loin si des fois je l'appelle le p'tit lutin ;)

# Posté le lundi 16 mai 2005 15:32

Cernunnos

Cernunnos


Honni soit celui qui croit mériter
la bienveillance de Cernunnos plus que les autres,
honni soit celui qui prétend être
le seul à connaître le grand dieu cornu,
honni soit celui en qui
l'intolérance religieuse rend la bouche impure...
Nos dieux anciens tout comme dieux bienveillants
ne jugent pas leurs fidèles à leur degré d'adoration
mais à celui de la sincérité des coeurs...
Honni soit celui qui se croit celte
sans en respecter le code d'honneur
ni sans éprouver d'autres sentiments
dans ce comportement que celui
d'une immonde vanité.

Béni soit le silence,
et honni les sottises qui le remplissent parfois.
Que Cernunnos soit juge, oui car je prends
le dieu cornu Lui-même à témoins,
que je ne l'ai ni trahi ni été infidèle.


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# Posté le samedi 21 mai 2005 15:07

Modifié le mardi 20 septembre 2005 15:04